Association des biologistes du Québec

La biologie vous intéresse? La profession de biologiste aussi?

Profession: biologiste mars 1, 2008

Classé dans : biologiste — biologiste @ 4:24
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Être biologiste, c’est travailler pour la protection de la nature et de l’environnement. Cette science qui étudie le “vivant” devient essentielle pour notre bien-être, notre santé et notre bonheur. Qu’en pensez-vous?

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Patrick Paré, biologiste, M.Sc. 

Vice-président aux communications

Association des biologistes du Québec

 

13 Responses to “Profession: biologiste”

  1. biologiste Says:

    Oui, les biologistes sont vraiment importants. Surtout avec les changements climatiques et les politiques bizarres de nos gouvernements.

  2. Patrick Says:

    Faisant partie du conseil d’administration de l’ABQ, je vous invite à laisser vos commentaires, d’où vous venez à travers le monde. Notre profession prend de l’importance. Si nous désirons veiller au développement durable, à la protection de la biodiversité et de la santé publique, il nous faut nous mobiliser. À vous la parole, chers biologistes.

  3. Jo Says:

    En tant que biologiste au Québec, je trouve inquiétant de savoir que n’importe qui peut prétendre avoir des connaissances en environnement ou en santé et peut poser des gestes qui pourraient avoir un grand impact pour la qualité de vie et d’habitat. Est-ce que les gens se fient trop à la bonne volonté des biologistes et pensent qu’ils ne pourraient pas nuire à la santé ou à l’environnement? Afin de protéger le plublic, une incorporation avec une charte professionnelle et un code d’éthique s’impose.

  4. Patrick Says:

    Il y a tellement de spécialités en biologie. Peut-être devrions-nous définir clairement ce qu’est un biologiste, ses compétences et ses champs de spécialisation? Le biologiste travaille pour la protection de la nature évidemment, mais aussi en environnement, en génétique, en microbiologie, en santé, en enseignement, etc.

  5. Maurice Monette Says:

    Je terminais mon BACC. à l’été 76 et même à cette époque, NOUS mentionnions qu’il serait tout à l’avantage du public que NOUS ayons un STATUT PROFESSIONNEL. J’avoue qu’à cette époque, je ne réalisais pas encore l’ampleur de la tâche afin de pouvoir accéder à ce TITRE. Mais, depuis le temps, depuis les ÉCHECS de toutes nos tentatives, j’ai pris conscience que nos travaux touchent plusieurs des domaines qui sont sous la “chasse-gardée” d’autres Professions déjà établies. De ce fait même, il est évident que NOUS entrons directement en conflit avec Celles-ci mais, aujourd’hui, avec les triste constats que ces soient-disants(es) Professionnels(les) peuvent faire sur plusieurs aspects liés à la VIE qui leurs ont échappés, faute des connaissances nécessaires pour INTÉGRER les ACTIVITÉS humaines aux LIMITES de nos BIOMES, il serait très NORMAL que NOUS puissions avoir une EXCLUSIVITÉ d’ACTION PROTÉGÉE car, en se faisant passer pour des experts(es) connaissant tout, la BIOSPÈRE entière est à l’AGONIE, malgré NOS MISES-en-GARDES incessantes.

    Morale de cette histoire RÉCENTE, il est maintenant ÉVIDENT que les BIOLOGISTES auraient dû pouvoir faire respecter les LIMITES de notre BIOSPHÈRE, par un STATUT d’AVIS ÉMIS par des PROFESSIONNELS(LES).

  6. Nathalie Says:

    La définition devrait aussi inclure tous ceux qui comme moi travaille dans le biopharmaceutique, à la santé de nos concitoyens. Une incorporation donnerait plus de poids et plus de sérieux à notre métier. Comment les relations industrielles ont pu avoir leur ordre et pas nous. Mais nous sommes également les victimes des images véhiculées à tort et à travers. Nous sommes ceux qui identifient les problèmes bien avant les sois disant professionnels. Et pour ça nous ne sommes bien vus. Nous sommes les chiens de garde de la planète, des êtres vivants, plantes, animaux, êtres humains. Il est essentiel d’être reconnu comme tel pour mieux protéger.

  7. Gabriel Says:

    Je suis d’accord avec les commentaires de Patrick (8 mars) (et ceux de tous par le fait même). La quantité impressionnante de spécialisation dans notre domaine (santé, gestion de la faune, conservation, génétique, etc, etc) est méconnue du public en général. Beaucoup de ‘biologistes’ qui font des rapports, évaluations ou devis pour des dévelopeurs, compagnies privés voir même des différents palliers politique tourne souvent les coins ronds…Les résultats de ne pas avoir d’ordre sont Le scandale du Mont Orford, le merveilleux port Méthaniers, les déversements de polluants au port de MTL cachés à la population, etc

  8. Robert Hamelin Says:

    Pour avoir travaillé au dossier de l’incorporation de l’ABQ pendant quelques années, je ne puis que souscrire aux efforts qui sont maintenus par l’Association des biologistes du Québec pour la reconnaissance d’un ordre professionnel des biologistes. Notre démarche doit cependant demeurer sereine et implique un délicat travail d’information auprès des ordres professionnels existants qui ont eux aussi des responsabilités en matière de protection de l’environnement (ordre des biochimistes, des médecins, des ingénieurs, des chimistes, des agronomes, des géologues et hydrogéologues, etc).

    Poursuivons par ailleurs nos efforts pour la protection de l’environnement. Cette attitude demeure notre meilleur ambassadrice.

  9. Fanny Delisle Says:

    Un nouvel élément vient de s’ajouter concrètement à la profession de biologiste: protéger les intérêts du public devant les tribunaux. Le 20 mars 2008, un jugement était rendu par le tribunal administratif du Québec (2008 QCTAQ 03583) afin de dédommager des propriétaires pour la valeur écologique de dommages causés à leur propriété. Pour la première fois, la preuve basée sur l’étude de la valeur écologique des élements naturels, de leurs fonctions et de leurs attributs a été reconnue par le tribunal comme plus appropriée que les calculs habituels de valeur marchande ou de valeur commerciale des biens naturels détruits. Par leur connaissance des milieux naturels et des processus écologiques, les biologistes sont les professionnels les mieux outillés pour déterminer la valeur écologique des milieux naturel. Une compétence à développer.

  10. Marie-Odile Brais Says:

    L’étude des sciences de la vie sous toutes ses formes, en plus d’être particulièrement captivante peut mener à toute sortes de carrières intéressantes. Elle contribue en effet à former des professionnels particulièrement sensibles aux grandes préoccupations de l’heure, des gens profondément humains mais qui se retrouvent souvent isolés dans une grande variété de milieux de travail, à tous les niveaux parmi d’autres professionnels. Pour les réunir et les représenter au Québec depuis plus de 30 ans, une seule association: l’ABQ. L’ABQ ou le plaisir de retrouver ses proches semblables, ceux avec qui on a étudié, appris et partagé nuits blanches et autres moments mémorables de notre jeunesse pour défendre nos idées, notre expertise et nos “croyances”… comme dans une grande famille pour le meilleur ou pour les moments moins heureux de nos cheminements bien particuliers, l’ABQ est là…Et si ce n’était que cela déjà ce serait beaucoup.. Mais cette association a aussi réussi à demeurer dynamique et professionnelle bien que peu fortunée faute de reconnaissance. On devra bien, au delà des luttes politiques et des craintes évidentes que suscite la force de cette grande famille mutée en ordre professionnel, lui reconnaître son statut. UNe société qui ne reconnaît pas ses scientifiques biologistes est une société qui sera bien vite dépassée.
    En passant, bravo Fanny !

  11. Dominique Desmet Says:

    L’obtention d’un ordre professionnel avec actes réservés n’est pas chose aisée pour la raison fandamentale suivante: cela confère un monopole aux membres de cet ordre, au détriment bien sûr de tous les autres professionnels agissant dans des domaines connexes.

    Pour que l’attribution d’un tel monopole suit jugée socialement acceptable, il faut répondre sans équivoque aux trois questions suivantes: En quoi les professionnels désirant obtenir des actes réservés sont-ils les seuls à disposer du savoir nécessaire à l’accomplissement de ces actes? Quelles sont les limites précises de ces actes que l’on désire se réserver (où est-ce que cet acte commence, où se termine-t-il)? En quoi le public est-il menacé si ces actes sont commis par d’autres professionnels? Si vous ne pouvez répondre sans équivoque, ne serait-ce qu’à une seule de ces questions, oubliez ça! Les urbanistes ont tenté de «tasser» les géographes de la discipline de l’aménagement du territoire avec le même stratagème: ils n’ont rien obtenu à ce jour!

    Soit-dit en passant, la «protection du public» ne signifie pas la «protection du bien collectif», la «protection du patrimoine écologique» ou autre lieux communs dont se gargarisent les biologistes, écologistes, et autres sauveurs autoproclamés de la planète! Le «public» au sens de l’Office des professions réfère aux personnes, organismes et entreprises ayant recours aux servcies d’un biologiste. Cela peut par exemple amener un biologiste à travailler pour un promoteur immobilier afin de prouver que le «milieu humide» se trouvant au milieu d’un projet de lotissement ne présente pas de valuer écologique notable. En tant que géographe de formation et occupant un poste de directeur des services techniques pour une municipalité, j’ai reçu plusieurs biologistes en entrevue pour des postes clé dans notre organisme et je suis loin d’être persuadé que les biologistes font preuve de toute l’objectivité nécessaire pour obtenir des actes réservés.

  12. Maurice Monette Says:

    Après avoir lu la longue diatribe condescendante dont Monsieur Dominique Desmet fut auteur le 04 mai dernier, en tant que géographe “professionnel”, je crois qu’il fait abstraction de toute la dégénérescence dont notre biosphère est victime depuis plus de vingt (20) ans… Si les Biologistes avaient eu un Statut de “Professionnels(les)” avec des exclusivités monopolistiques sur les domaines naturels dont la protection est leur priorité, probablement qu’il resterait encore de la ressource marine à exploitée dans la mer.

    Probablement que les coupes abusives des forêts de feuillus n’auraient pas été aussi intensives et qu’il resterait des arbres dont le feuillage produit l’ozone par la respiration de celui-ci. Tout comme probablement qu’il y aurait eu moins de lavage des sols des sous-bois dont les alluvions transportés par l’érosion ont causée la mort des espèces benthiques, base de la vie aquatique dans les lacs. L’envasement ainsi causée se concentrant sur les fonds des lacs et des rivières et ruinant ainsi de multiples frayères d’espèces de poissons visées par la pêche sportive. Donc, une perte de jour-pêche en est la conséquence directe…. Aors, est-ce qu’économiquement ce n’est pas assez important, comparativement à vos activités…?

    Oh que c’est donc beau de se croire supérieur tel que Vous Monsieur Desmet. Tout aussi professionnel que puissiez être, comme tout aussi professionels(les) que peuvent être les autres corps de métier qui ont leur Statut de “pro” et qui interviennent dans la Nature sans avoir les connaissances pour ce faire, c’est en grande partie à cause des interventions autorisées par des gens tel que Vous, que notre biosphère est à l’agonie. Depuis plus de vingt ans, comme mentionné ci-avant, que Nous avertissions les Gouvernements de pas abuser dans les coupes forestières ou de respecter les limites de prélèvements de la ressource marine mais, pour garder la population active et ainsi se faire du capital politique, on n’a pas voulu tenir compte de nos avertissements et, qu’est-il arrivé depuis…?

    Sans, vouloir me répéter, il n’y a plus d’activité de coupe de forestières, faute de ressource et c’est directement dû aux ingénieurs(es) forestiers(ères) qui ont mal gérée la ressource ligneuse et n’ont pas su prévoir. Ceci causant le déficit d’ozone qui rend la nocivité des rayons infra-rouges du soleil beaucoup plus effective avec des cancers de peau qui se répandent à” vitesse grand V”. Et Vous avez le culot de dénigrer nos tentatives de Nous faire reconnaître un Champ d’Activité exclusif tel que votre Profession en exige !

    Vous êtes un grossier personnage qui ne réfléchit pas avant de se prononcer sur un sujet aussi évident.

    À bon lecteur, Monsieur Desmet, Salut !

    Maurice Monette
    Biologiste #939
    Spécialité Écologie
    Grande Rivière

    • Dominique Desmet Says:

      Parce que je ne souscris pas au diagnostic alarmiste concernant l’état supposément lamentable de la biosphère posé par bon nombre de biologistes et écologistes, Monsieur Monette en conclut que je ne suis qu’un grossier personnage, s’exprimant et agissant sans réfléchir, contribuant de ce fait au saccage de notre belle planète. Son point de vue à mon égard m’apparaît d’autant plus étrange qu’il émane d’une personne se disant «scientifique». Il est pourtant notoirement reconnu que la diffusion d’opinions divergentes contribue beaucoup plus à l’avancement des sciences que la pensée unique et le conformisme intellectuel.

      Les propos de M. Monette présentent cependant une qualité indéniable : ils jettent un éclairage révélateur sur certains des motifs qui, selon moi, ont amené les biologistes à s’adresser à l’Office des professions du Québec (OPQ). Les commentaires produits sur le site de l’ABQ démontrent que c’est le refus de la part des instances supérieures (gouvernements et autres décideurs «non biologistes») à suivre intégralement leurs avis qui frustre certains biologistes, ce qui amène leur association à revendiquer une reconnaissance juridique de cette profession. J’en déduis que, jusqu’à plus amplement informé, la priorité de l’ABQ consiste à intervenir auprès de l’OPQ de façon à ce que ses membres puissent imposer plus facilement leurs vues, leurs valeurs et leurs préférences au reste de la société. Une démarche qui, à mon point de vue, relève davantage de l’activisme politique que du souci de protéger le public.

      Comprenons-nous bien! Je n’ai absolument rien contre le fait que des gens puissent crier leur indignation lorsque la nature a été modifiée par la suite d’une intervention (malheureuse?) d’origine anthropique, même lorsque certaines de ces dénonciations versent dans la surenchère ou l’exagération : nous vivons dans une société où la liberté d’opinion nous est acquise. Je ne nie pas non plus le droit aux personnes de toutes provenances et de toutes convictions de se regrouper de façon à se donner des moyens pour diffuser leurs messages à grande échelle : fort heureusement, des chartes reconnaissent le droit aux individus de se former en associations pour défendre leurs opinions et intérêts socio-économiques. Mais votre récente démarche auprès de l’OPQ s’inscrit au rebours de cette logique : vous tenez à obtenir une forme de reconnaissance juridique dont l’effet pratique serait d’écarter d’autres catégories de professionnels dont vous réfutez les compétences. Or, rien ne m’indique en quoi par exemple un biologiste est mieux formé qu’un biogéographe ou un botaniste pour poser un diagnostique environnemental, au point de revendiquer l’exclusion de ces deux dernières catégories de professionnels.

      Sachez enfin que je suis membre de l’Ordre des urbanistes du Québec, cet ordre s’étant lui aussi adressé il y a quelque temps à l’OPQ afin d’obtenir certains actes réservés. Je me suis ouvertement déclaré en défaveur de cette démarche, même en étant membre de cet ordre, essentiellement pour des raisons semblables à celles évoquées ci-haut. J’ose donc croire que les biologistes de l’ABQ – y compris M. Monette – voudront bien en conclure que mon objection à leur démarche n’a d’autre but que de me montrer conséquent avec les opinions que j’ai exprimées antérieurement.

      Dominique Desmet


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