Association des biologistes du Québec

La biologie vous intéresse? La profession de biologiste aussi?

Reconnaissance professionnelle des biologistes et microbiologistes : avril 14, 2008

Classé dans : incorporation des biologistes du Québec — biologiste @ 7:12

Il y a quelques semaines, paraissait, dans le journal « BC Forest Professional magazine » un article traduisant bien l’importance qu’accorde la Colombie-Britannique à la profession de biologiste*. Publié par l’« Association of British Columbia Forest Professionals », ce magazine s’adresse aux membres de cette association professionnelle ainsi qu’à toute personne intéressée par la gestion de la ressource forestière dans la province.

                                 

L’article en question discute de la pertinence d’appliquer, à la gestion des ressources fauniques et de leurs habitats, le principe de « chief forester » bien connu dans le milieu de la foresterie. Le « chief forester » est celui qui, guidé en cela par la législation, détermine les prélèvements annuels de matière ligneuse autorisés (« allowable annual cut ») à partir de nombreux facteurs, tels que les données d’inventaire, les taux de croissance et de production, ou encore la nature et la fréquence des perturbations naturelles. Ce processus se répète sur une base régulière, au minimum une fois tous les cinq ans, afin de réajuster les prélèvements. L’auteur prévoit qu’il sera difficile, dans les décennies à venir, d’assurer la pérennité des populations animales sauvages et la conservation des espèces en péril et de leurs habitats. Il pense par conséquent qu’instaurer la fonction de « chief biologist » pourrait être bénéfique à une gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement.

 

Pendant ce temps, ici au Québec, la profession de biologiste n’étant pas légalement encadré, des personnes incompétentes peuvent agir à titre de biologiste.

  

Mais les choses bougent. En effet, le parti de Jean Charest vient de reconnaître l’importance d’encadrer cette profession en adoptant, lors de son dernier congrès du 8 et 9 mars dernier, une résolution visant l’incorporation des biologistes et des microbiologistes. Cette volonté politique est d’ores et déjà inscrite à la future plate forme électorale et représente une première après plus de 32 ans de combat pour la reconnaissance professionnelle des biologistes et microbiologistes.

  

À l’instar de la Colombie-Britannique, le parti libéral veut doter le Québec d’outils permettant de s’assurer de la compétence de ces professionnels et de la protection du bien public que représente l’environnement. De plus, cette décision viendra s’inscrire dans sa politique de développement durable.  

  

À ce titre, l’histoire récente du Québec ne cesse de nous  rappeler l’urgence d’agir (destruction des milieux humides, contamination des eaux et des sols, algues bleues, envahissement d’espèces exotiques, etc.).

  

Pour plus d’information, visitez le site Internet suivant :

http://www.incorporation-abqamq.ca/

 

 

Comité sur le statut professionnel ABQ-AMQ

 

Les biologistes: des professionnels indispensables à la gestion des forêts. avril 1, 2008

Classé dans : biologiste, incorporation des biologistes du Québec — biologiste @ 6:39

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Dans un mémoire déposé au gouvernement québécois le 28 mars dernier, l’Association des biologistes du Québec appuie plusieurs des nouvelles orientations proposées dans le Livre vert du gouvernement en préparation d’un nouveau régime forestier. Notamment, de doter le Québec d’une stratégie d’aménagement durable et de confier aux milieux régionaux de nouvelles responsabilités en matière de gestion des forêts. Toutefois, l’ABQ souhaiterait que la vision d’avenir du nouveau régime forestier reflète de manière plus explicite l’importance accordée à la protection de la biodiversité, une condition essentielle à toute stratégie de développement durable.

Pour s’assurer d’une gestion durable des forêts, l’ABQ souligne également la nécessité (1) d’intégrer les diverses compétences en aménagement des ressources forestières, dont les biologistes, (2) d’investir dans l’éducation et la recherche et (3) d’établir des partenariats avec les Premières nations. Les biologistes sont impliqués depuis de nombreuses décennies dans la conservation et la mise en valeur des ressources fauniques du milieu forestier et leur expertise pourrait être mise à profit. Aussi, il importe que la population québécoise soit mieux informée pour donner un sens à la gestion intégrée des ressources et participer activement aux nouveaux rôles dévolus en région. Enfin, la régionalisation est une occasion pour les autochtones de redéfinir leur rôle dans l’aménagement intégré des ressources forestières et de mettre en valeur leur savoirs et leurs savoirs-faire.

L’ABQ émet certaines réserves quant au zonage proposé dans le Livre vert, lequel alloue environ 30 % de la forêt productive à la sylviculture intensive. Nous croyons que cette proportion élevée vouée à l’aménagement intensif pourrait poser un risque à la biodiversité et à l’intégrité des écosystèmes. L’ABQ demande au gouvernement de respecter l’une des principales recommandations du rapport Coulombe, à savoir « que l’aménagement écosystémique soit au cœur de la gestion des forêts publiques du Québec ».

Dans le cadre de la présente réforme axée sur le développement durable, il nous apparaît essentiel que des actes professionnels puissent être effectués par des biologistes, tant pour garantir aux yeux du public la protection des habitats fauniques que d’assurer une reddition de comptes en matière de biodiversité.

L’ABQ est actuellement en demande pour l’établissement d’un ordre professionnel à l’Office des Professions du Québec (OPQ).

Gaétane Boisseau

biologiste, M.Sc.

Experte-conseil en conservation

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Patrick Paré

biologiste, M.Sc. 

Vice-président aux communications

Association des biologistes du Québec

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